30 septembre 2008
Pfff
Regardez cette petite dinde qui se marre !
Elle peut bien, elle vient d'épouser en cachette Ryan Reynolds...
C'est con, parce que je l'aime bien, moi, Scarlett...
16 août 2008
L'éco-geste raté.
La petite infidélité - mais non moins fréquente - du jour : j'ai mangé un yahourt Danone, pas de Petit-Suisse.

L'objet du délit, soigneusement nettoyé pour les besoins de l'opération.
Mais là n'est pas le problème.
Le problème, il est là : on nous tape chaque jour sur la tête à coups de spots télévisés, d'annonces radio et autres encarts publicitaires, disant que nous devrions être sensibles au tri et en faire le plus possible.
Or, le pot de chez Danone, qui n'échappe pas à la règle, commence sérieusement à mes péter les rouflaquettes.
Avant toute chose, regardez ce que cette étiquette tente de nous dire, désespérée d'être devenue le slibar d'un si gros naze :

T'as pas fini de faire ta gamine ? Tu ne quitteras pas ton pot, c'est compris ?!
Je disais donc...
Ton TEE, puisque c'est un garçon responsable, se fait à chaque adultère le devoir d'ôter l'habit de sa conquête après le délit (oui, il fait les choses à l'envers, et alors ?).
Il prend alors l'ECOnne-tiquette par une pincée de doigts ferme, tire l'angle inférieur vers le haut, s'attendant, dans un ultime élan d'optimisme, à ce que le papier quitte le pot aussi facilement que le grossier postiche d'un ancien prof de droit se détacherait de son crâne...
Mais que nenni, Billy chéri !
Chaque tentative est un échec fumant, une déception inconsolable, un pas de plus vers la corde déjà fixée au plafonnier.
Je sens bien que tu te demandes ce qui échoue à chaque fois...hé bien, l'étiquette se déchire ! Pire, elle reste collée ! J'en veux pour preuves ces deux clichés volés, pris à la hâte alors que les agents du tri venaient à leur tour recycler un citoyen jugé médiocre :

Le cadavre grossièrement dépecé, aux avances pourtant bien alléchantes.
Un gros plan sur la couche inférieure de l'épiderme.
L'on peut remarquer la composition plus que douteuse du contenu.
J'en appelle alors à la tolérance et à la compréhension : TEE n'est pas un être inférieur, ce sont les pots de chez Danone qui emmerdent le monde ne veulent pas quitter leur sangsue étiquette, ignorant de ce fait la volonté de cette dernière.
L'industrie yahourtière est une énorme machination, ayant pour but de s'emparer du pouvoir de l'étiquette.
Joignez vous à moi ! Ensemble, combattons les forces lactées !
TEE, en direct du vide-ordures dont
les odeurs lui font tourner la tête.
12 août 2008
Il y a des jours où...
...on ferait mieux de rester au lit.
Bon, je vais t'apprendre une chose, ton TEE est incapable de rester au pieu le matin, la faute à un réveil biologique qui fait du zèle. Il n'empêche, je n'aurais jamais dû me lever.
Aujourd'hui,
mes toasts du petit-déj' ont brûlé,
j'ai crevé un pneu à mon vélo,
je me suis pris un paquet d'eau sur la tronche quand une bâche a lâché alors que je passais dessous,
et bien entendu, je ne pouvais pas rentrer chez moi pour me changer.
Au moins, ça aura fait rire quelques personnes !
Des amateurs pour le concours de T-Shirt mouillé ?
30 juillet 2008
Carte erronée (la photo du jour - 3/7 [et interdiction de se plaindre, j'ai très mal dormi, tu verras que je suis à cran...])
A la recherche de soi-même, c'est le "livre" que j'ai reçu et lu aujourd'hui. Je le mets entre guillemets parce que c'est un bien grand mot pour ce texte qui m'a surtout donné mal à la tête...
C'est un livre auto-édité - via TheBookEdition - par son auteur Sylvain Pignat, un jeune suisse de 20 ans.
Vous trouverez son site internet ici.
L'histoire ? Allan, 15 ans, persécuté à l'école, découvre son orientation sexuelle, chose qui ne va pas améliorer sa situation. Il rencontre un jour un garçon, Steven, qui deviendra rapidement son petit-ami. Mais lorsque ce dernier se suicide, Allan sombre, à tel point qu'il songe à le rejoindre...
Le passage à l'acte échoue mais Allan se rendra compte qu'il y a des gens qui l'aiment tel qu'il est.
Un moyen pour lui de s'accepter.
Ce que j'en pense ?
Sincèrement, ça me fait mal de l'écrire, mais c'était nul à chier...J'espère que l'auteur ne va pas venir ici, je ne vaut pas la peine que cela lui causerait.
Le problème, d'une part, c'est que tout se passe trop vite : l'histoire fait à peine 70 pages, et les éléments s'enchaînent à une vitesse beaucoup trop rapide pour que le lecteur ait le temps d'analyser la situation. On a l'impression d'être trimballé d'une situation à l'autre sans aucune transition.
En plus, l'action quasi inexistante n'a que peu d'intérêt : c'est très plat.
Mais d'autre part, l'écriture est affligeante. Paraît-il qu'on l'a aidé à la parution du livre ; moi, je me demande si quelqu'un a déjà lu ce texte en entier...Bien sûr, c'est une auto-publication, mais ça n'est pas une excuse pour un style et une orthographe aussi déplorables. J'ai passé mon temps à m'énerver sur les nombreuses fautes qui constituent tout bonnement le fil rouge du livre. Je crois que les phrases parfaitement correctes au niveau de l'expression et de l'ortographe se comptent sur les doigts d'une main. Pratiquement chaque ligne contient un élément grammatical incorrect, et c'est vraiment, mais alors vraiment soûlant ! Je ne suis d'habitude pas une fine bouche pour le style, je n'y connais d'ailleurs moi-même pas grand chose, mais les "il ne c'est rien passer" et autres répétitions récurrentes/expressions incorrectes/temps verbaux jouant avec l'horloge, on en a vite marre.
En fait, heureusement que le livre soit court, parce qu'on a hâte qu'il se termine, et pas pour connaître la fin...
Enfin, dernière petite chose (il y en aurait encore, mais je ne vais pas rentrer dans les détails), et ceci s'adresse à l'auteur et à tous les autres adeptes de cette pratique : Doux Jésus, ne flanquez pas la dernière page d'un "FIN" trois fois plus gros que le titre, en gras, dans une autre police, et souligné ! Ce genre de machin, ça te donne juste envie d'utiliser le bouquin pour allumer le barbecue de dimanche.
Bien entendu, tout ceci en espérant que t'arrives encore à oublier que ce livre, tu l'as payé plus cher qu'un livre de poche digne de ce nom (18.- pour ma part ; il est à 10 € ici [aller, coup de pub, si t'es un récalcitrant qui ne recule devant rien])...Au pire, tu te consoles avec le beau garçon de la couverture.
Voilàààà
A part ça, j'ai gagné deux places de ciné grâce à ma banque (UBS pour ne pas la citer...ferait mieux de nous refiler la thune qu'elle nous a pompé avec ses conneries aux US, plutôt que de faire des cadeaux de merde). Bon, du moment que je me plains, autant faire ça proprement : c'est pour Indiana Jones et son foutu crâne de cristal Swarovski, et moi, bah j'aime pas ce type, encore moins Harrison Ford ! Alors merde, j'irai juste pour la bouffe et la boisson gratuites.
Et toi, ça va ? T'as passé une bonne journée ?
[Ha oui, encore un truc : j'ai dormi deux heures cette nuit...J'sais pas, y'en a un de vous qui m'a jeté un sort, si ça se trouve. Faut cesser les gars, j'ai arrêté les Benocten y'a pas longtemps, c'est pas le moment !]
Je t'embrasse quand même, tu le veau bien.
PS : Si Sylvain Pignat lit ceci...Toutes mes excuses pour ce commentaire peu encourageant, mais le point positif, c'est que vous avez de la marge pour progresser ! Le pire est le style, l'histoire en elle-même est touchante quand même (j'avoue, j'ai versé une petite larme).
PPS : Oui, ce billet est aussi bien structuré que la coiffure d'une grand-mère deux mois après sa permanente : à savoir, pas du tout.
17 juillet 2008
Le panda m'en veut
Aujourd'hui, je crois que le panda s'est vengé. J'aurais dû être plus gentil à son propos hier.
J'arrive devant un grand magasin, un type assis sur un banc public accoure vers moi, me passe un bras autour des épaules. Je remarque en premier le logo sur son T-Shirt, celui du WWF.
- Hey salut mec comment ça va ?
- Heu...bien et toi ?
- Ouais nickel. Hey regarde t'as perdu un truc par terre, là, ton sourire.
- Quoi ?
- T'as quel âge ?
- 19 ans.
- T'aurais 2 minutes à m'accorder ?
- Pas tellement là, on m'attend...Une autre fois peut-être.
- Aller viens je te montre vite fait !
- Ok...
Et là, il commence à me faire un exposé à l'aide d'un cahier plein de feuilles placées dans des fourres ... Je me serais cru à l'école, et je sentais que c'était mal parti.
Le plus désagréable ? Il arrête pas les gestes familiers : petite tape sur le ventre, pince le T-Shirt, donne un coup sur l'épaule, etc.
[...]
- Pour sauver la forêt amazonienne, on a des programmes de parrainage allant de 20.- à 50.- par mois. Ca va c'est pas la mort non ?
[...]
- Ecoute, je vais pas te faire perdre ton temps, j'ai pas l'intention de souscrire à quoi que ce soit.
Et là, ce con commence de prendre un ton incisif, bien agressant. A un moment, il gueule tellement fort que les gens nous regardent.
- Mais t'es insensible ou quoi ? Tu te rends pas compte qu'on détruit notre terre ?
- Ecoute, j'ai passé l'âge qu'on me fasse la morale, je suis bien conscient des problèmes actuels mais je donne déjà à d'autres organismes (ce qui est vrai) et en plus je n'ai pas de revenus, alors ne serait-ce que 20.- par mois pour le WWF, je peux pas.
- Attends, vas-y t'as vu comment t'es habillé ? C'est pas 20.- par mois qui vont te tuer nan ?
- Heu...j'vois pas en quoi mes vêtements déterminent mon niveau de vie...Et puis j'ai pas de leçons à recevoir de toi, on ne se connaît même pas.
- Ecoute j'te rempli juste cette feuille, tu signes là et t'as deux semaines pour changer d'avis.
- Je viens de te dire que je ne signerai rien du tout. Mais j'y réfléchirai quand même et si je change d'avis, ben je repasserai sur votre site internet.
- Non non ça se fait qu'ici.
- Ha ben c'est pas très bien fait votre truc alors...
- Si si c'est bien fait, c'est juste que sur Internet c'est illégal.
- Ah c'est nouveau ça...faudrait peut-être commencer par là alors...ou revoir vos méthodes.
Allé, bonne fin d'après-midi.
- Attends, ho ! Sinon on a aussi du charbon au label Casskouille !
- Heu j'suis a pied, et il pleut. Tu crois que je vais acheter du charbon ?!
- Ouais bon laisse béton.
- Oui, voilà. Salut !
Bien sûr, pas la peine de dire que sur Internet, tu trouves quinze mille formule de parrainage et autres formes de soutien.
En tout cas, je n'ai pas du tout aimé le ton qu'il a pris. Chaque fois j'ai peur d'être impoli mais la prochaine, je serai plus direct.
Ca suffit franchement d'être pris pour un con, je veux bien que ces organismes soient indispensables mais faut vraiment revoir les méthodes marketing parce que maintenant, ils sont sur ma liste rouge.
Saloperie de panda.
[Bon, sinon, je ne vous parle pas des jeux de regards insistants qui se sont opérés avant-hier dans le hall du cinéma, à la sortie...Regards qui se sont recroisés quelques minutes plus tard à deux pas de la gare.
Rien que d'y penser me fait oublier la bêtise des gens !]







